2008
Je voudrais peindre ton visage mais je ne peux pas. Guitar boy sharing booze and angst. Des contours magnifiques qui s'effacent derrière la fumée, des yeux indescriptibles, la bouche de tous les poèmes. On est pas innocents, on veut juste rester purs. // Don't care what they say pretty baby. Choice has always been yours. We knew the way, and cried more than enough. Tears aren't gonna fall anymore. Our pride has fallen and shattered over the concrete as far back as the day we met. The day I stumbled. The day I was to call into question every principle I'd been building for sixteen years. You were my love, I was your queen. A thousand years between, since we've lost our innocence. And so much more. You know I never ever wanna leave you babe. But blue eyes remain blue eyes. The Muse has gone away and the poets eat their words. Ink falling from my eyes as the days become heavier. We'll meet again pretty baby. //
La fumée s'en va par la fenêtre alors que j'essaie de comprendre ce que j'ai écrit il n'y a pas si longtemps. Temps qui semble pourtant tellement long. Il y a des millions d'années-lumières que j'ai pleuré les mots qui noircissaient mes pages de leurs regards si bleus, bleus comme les vagues, lits des sirènes qui enchantent les marins. Frotter une allumette pour me punir d'avoir voulu lire de trop belles choses. Que j'aime. Plus puissantes que moi-même. C'est fini, mon amour. Le bleu finit par céder sous l'innocence du vert, du marron... Les couleurs des saisons autres que l'hiver. L'hiver gelé, l'hiver glacé. Finies les prisons de verre et la beauté si froide. Face au givre aux reflets bleutés, je choisis la liberté et sa chaude moiteur. //
BLUE TO GREEN. C'est de nouveau la débauche, mais cette fois sans la déchéance. Le phare, toujours plus brillant. Brûlant. Le point génial où le bateau jette l'ancre. A force de naviguer, je connais vraiment la mer. Elle est verte, du même vert que les queues des sirènes. Narcisse croyait que la mer était bleue, mais ce n'était que dans le bleu de ses yeux qu'il se noyait. Le bleu, ce n'est rien que le désespoir d'Echo, la nymphe au yeux couleur de tristesse. La muse est toujours là, dressée à la proue du bateau. La Muse, c'est celle qui nous mène et que l'on suit. Le soir étale sur les vagues son tapis de velours rouge. Sans morale ni péché. Des années mortes enterrées dans le sable, si profond que la marée ne pourra jamais les refaire apparaître. Des yeux dessinés à l'aquarelle, toujours. La mélancolie en moins. //
2009
I thought you died a long long time ago. In every corner, every one was down on the knees, looking for yr golden blades of grass. You didn't even leave no stub in the ashtray, fade away with the dying wind of spring.. Truly thought you were dead.
Through the noise and the crowd, I saw you. Summer babe. Flashing youth standing out of the sunset, a beer in yr hand and the drug in my pocket. We kissed to drunkenness - see you never forgot how to pucker up - and we lost our bodies in front of the wall. //
L'air moite souffle sur nos peaux poisseuses comme l'haleine d'un été jeune et fou. Apéros au soleil couchant, l'odeur de la bière renversée sur un tapis kashmir et l'envol de quelques notes au milieu des nuages roses, oranges et bleus qui sèment leurs plumes parmi les rayons de tes cheveux. La mer est calme depuis trop longtemps. On a oublié les photos presque forcées, les nuits trop noires, les lits trop froids et les draps trop lisses, les non-regards assassins et les paroles/silences trop vides. Say we left them behind. Et maintenant les bouteilles explosent quand tu me fais du pied sous la table, une cigarette n'a pas le même goût que quand on avait la gueule de bois et des vertiges la tête dans l'herbe les pieds dans l'eau. Des trous de boulette entre mes jambes. The nights I died in your bed. //
Les lâches gouffres bleu clair. J'en ris encore. J'en rêve encore. J'y pense encore. J'en pleure encore. Quand la nuit est trop noire et les amis trop froids. Quand la chair est maigre et que les esprits s'endorment. La plus grosse des faiblesses. Le soleil s'endort sur la loveuse. Ivre de haschich, le soleil s'endort à côté de moi. Il n'est pas beau pour tout le monde mais il est beau pour moi. Après tout, tout le monde le croyait mort. Un fantôme pâle et aux yeux bleus, même un peu trop mince vaut toujours mieux qu'une charogne puante, démembrée et éventrée. Je ne regrette rien. J'aurais dû être là. //